Résumé

Portrait de Charles Dugast-Matifeux Charles Dugast-Matifeux Le Château d'Aux en 1794 : rectification historique concernant la Révolution (1857)

Carrier avait ordonné de massacrer, au château d'Aux, sept ou huit cents paysans de Bouguenais, qui venaient de déposer les armes sous la promesse d'une amnistie. Le jeune Hugo défend à ses soldats d'obéir au proconsul. Moins héroïques que lui, ses soldats n'osent jouer ainsi leurs têtes. Il proteste, il lutte contre eux, et ne se retire que devant la force, en disant : « Vous n'êtes plus mes soldats, vous êtes les soldats de Carrier ! »
Source : Gallica

Portrait de Charles Dugast-Matifeux Charles Dugast-Matifeux Le Château d'Aux en 1794 : rectification historique concernant la Révolution (1857)

Lorsque Carrier apprit ces détails , il dit froidement : « Dès que je n'aurai plus de brigands à étouffer, on tuera les patriotes de la façon de ce monsieur-là.
Pour la révolution , ils sont aussi dangereux que les autres. »
» Ce jeune et généreux patriote, qui entendait ses devoirs d'une autre façon que Carrier, était le capitaine Léopold Hugo, mort en 1828 lieutenant-général des armées du Roi (1) . »
Source : Gallica

Portrait de Charles Dugast-Matifeux Charles Dugast-Matifeux Le Château d'Aux en 1794 : rectification historique concernant la Révolution (1857)

Ainsi, d'après M. Chevalier, suivi par M. Biré, il s'agit d'une boucherie de sept ou huit cents paysans, exécutés sans jugement au château d'Aux, par l'ordre de Carrier, quelque temps après la bataille de Savenay, en décembre 1793. La chose est présentée avec une naïve désinvolture comme indubitable. Commençons par poser en fait que, de tout cela, il n'y a pas un mot d'exact ; et, tout en nous associant de cœur au juste regret exprimé pour
la France, si elle eût perdu Victor Hugo, constatons qu'il n'a pas le moindre fondement.
Source : Gallica

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