Albert Babeau,
Le maréchal de Villars, gouverneur de Provence…
(1892)
“ Par une remarquable coïncidence, la mort de Vendôme permettait de remplacer dans le gouvernement de Provence le capitaine le plus brillant et le plus heureux de la dernière période du règne de Louis XIV par un guerrier non moins favorisé par le génie et par la fortune. Sans doute, il n'était pas besoin d'avoir des aptitudes ou des capacités spéciales pour être gouverneur de province, surtout depuis la Fronde; on demandait aux titulaires plutôt de ne rien faire que d'agir; c'était une faveur qu'on leur octroyait, une récompense qu'on leur décernait; on n'exigeait d'eux presque rien en retour. ”

