E.-H. Freeman

Élements biographiques

E.-H. Freeman La France régénérée par la liberté (1872)

Dans la commune libre, le citoyen apprend non-seulement à connaître ses droits, mais aussi à pratiquer ses devoirs ; quand par la pratique des affaires, il sera instruit des uns et des autres, on ne verra plus cet indifférentisme qui nous désole et nous ronge et que constatent les abstentions de plus en plus nombreuses dans toutes les élections. Le suffrage universel au lieu de n'être, comme aujourd'hui, qu'un instrument de révolution, deviendra une réalité, une force, parce qu'il sera l'expression sincère des voeux et de la volonté du pays.
Source : Gallica

E.-H. Freeman De l'Exercice de la souveraineté… (1872)

Le pouvoir exécutif ne tient pas son autorité directement du peuple, mais des mandataires du peuple ; il est responsable seulement vis-à-vis de ceux-ci qui, à leur tour, sont responsables vis-à-vis de la nation. Vouloir faire sortir du suffrage universel ces deux pouvoirs dont l'un doit être subordonné à l'autre, ce serait renouveler la faute commise par les constituants de 1848, et rendre inévitables des conflits, des coups d'État.
Source : Gallica

E.-H. Freeman De l'État, de son rôle dans la société démocratique (1872)

Si toute cette besogne d'une société qui exige une organisation concertée, des vues larges et compréhensives, était entre les mains de l'Etat, et si tous les emplois du gouvernement étaient occupés par les hommes les plus capables, toute la culture d'esprit, toute l'intelligence exercée du pays serait concentrée en une bureaucratie nombreuse de laquelle le reste de ta communauté attendrait, tout, la direction et l'impulsion pour les masses, l'avancement personnel pour les hommes intelligents et ambitieux.
Source : Gallica

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