Résumé

E.-H. Freeman De l'État, de son rôle dans la société démocratique (1872)

Si toute cette besogne d'une société qui exige une organisation concertée, des vues larges et compréhensives, était entre les mains de l'Etat, et si tous les emplois du gouvernement étaient occupés par les hommes les plus capables, toute la culture d'esprit, toute l'intelligence exercée du pays serait concentrée en une bureaucratie nombreuse de laquelle le reste de ta communauté attendrait, tout, la direction et l'impulsion pour les masses, l'avancement personnel pour les hommes intelligents et ambitieux.
Source : Gallica

E.-H. Freeman De l'État, de son rôle dans la société démocratique (1872)

Le mal commence quand, au lieu d'éveiller l'activité et les forces des individus et des êtres collectifs, le gouvernement substitue sa propre activité à la leur; lorsqu'au lieu de les instruire, de les conseiller, il les soumet, les enchaîne au travail, ou leur commande de s'effacer et fait leur besogne à leur place.
La valeur d'un Etat à la longue, c'est la valeur des individus qui le composent; et un Etat qui préfère à l'expansion et à l'élévation intellectuelle des individus un semblant d'habileté administrative dans le détail des affaires
Source : Gallica

E.-H. Freeman De l'État, de son rôle dans la société démocratique (1872)

Dans un gouvernement de monarchie absolue, l'Etat se confond presque avec le monarque : sous une monarchie constitutionnelle, il comprend les différents pouvoirs qui dirigent la nation ; dans une démocratie bien réglée, l'Etat, c'est à proprement parler l'universalité des citoyens, puisque la souveraineté nationale réside en eux et que tous prennent part au gouvernement du pays, plus ou moins directement, soit comme mandataires, soit comme mandants.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature