Résumé

Henri Marchegay La Liberté des proudhoniens, des libéraux… (1868)

Est-ce que les riches, les forts, les habiles renonceront jamais spontanément à leurs privilèges, tant que richesse, force ou ruse auront liberté d'action dans le monde? L'homme n'est ni ange ni bête, il est même ceci plutôt que cela: donc, si les insulteurs du communisme prétendent que ses institutions ne pourraient s'accommoder que d'une société d'anges, c'est à leur idéal d'absolue liberté que le reproche peut plus justement s'adresser. C'est parce que rien n'est parfait sous le soleil, qu'il ne faut prendre rien d'absolu pour principe d'organisation sociale.
Source : Gallica

Henri Marchegay La Liberté des proudhoniens, des libéraux… (1868)

Le communisme est la doctrine du droit universel et de la souveraineté populaire. La liberté individuelle et la suprématie de la force collective sont pour lui deux faits primordiaux, corrélatifs, d'où dérive toute organisation politique et sociale. Nous naissons avec des facultés inégales, mais avec des droits égaux à la liberté, à la sécurité, à la science et au bien-être, droits de société, plutôt que droits de nature.
Source : Gallica

Henri Marchegay La Liberté des proudhoniens, des libéraux… (1868)

Ces gens-la mettent la charrue avant les boeufs, et confondent les moyens avec la fin, parlant de la liberté absolue pour arriver à l'égalité. Ils croient avoir tout dit, quand ils ont rempli leur bouche de ce grand mol de liberté, qui peut rallier les ambitions et les théories les plus illibérales. Eh! la liberté ne s'improvise pas, ne se décrète pas d'un seul coup: elle se fonde, elle s'élabore patiemment, péniblement, et que de précautions généreuses et d'efforts infatigables pour amener cet enfant délicat à l'âge adulte et fort!
Source : Gallica

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