Résumé

Portrait de André Léo André Léo Communisme et propriété

Le droit politique est une erreur, ou un mensonge, s’il n’implique pas le droit social.
La liberté porte-t-elle en elle-même, ainsi que l’affirment les économistes, la solution du problème ? Elle ne le formule point, en tout cas, et nous laisse toute l’incertitude de ses décisions. Car la liberté, cette divinité si chère aux opprimés, cette brûlante aspiration des esclaves, n’est pas en soi un principe actif, n’est pas une loi susceptible de développements, n’est pas une science. La liberté correspond, dans l’ordre moral, à la santé dans l’ordre physique
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Portrait de André Léo André Léo Communisme et propriété

En voulant consacrer, suivant votre prétention, le droit de tous, vous violez le droit particulier. Votre égalité n’est pas de la justice.
Et non-seulement cela est injuste, mais cela est insensé. Car, en dépouillant ainsi l’être humain du fruit de son travail, vous supprimez l’appât, l’aiguillon, la récompense de toute activité. En éteignant son ambition, vous éteignez son énergie. Vous voulez constituer une société plus prospère, et vous amoindrissez l’individu !
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Supprimer la propriété foncière dans ce qu’elle a d’inique et d’exclusif, c’est rayer au compte de la rente bien des chiffres ; c’est reléguer le capital au rang modeste qu’il doit occuper ; d’autant plus sûrement que les facilités données au travail actif et vivant diminuent d’autant l’influence du travail acquis. Pris entre cette immense réforme et l’association, qui le combattra dans l’agriculture comme dans l’industrie, le capital ne pourra que céder ; périr, non ; car tant qu’il existera, c’est-à-dire tant qu’il représentera un travail, il représentera un droit.
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