La mère La France

Résumé

La mère La France Lettre au journalisme (1831)

Il ne t'en coûtait pas davantage ; une reconnaissance de plus ou de moins, on ne regarde pas à cela; et puis, on la pille au premier mélodrame.
Sais-tu, mon gars, que tu as fait un fier chemin depuis ton départ de Chauni! Bonaparte n'était qu'un petit garçon auprès de toi: il se bornait, pour sa part, à régner sur l'Europe, et toi, tu la trouves encore trop circonscrite ; il te faut l'univers. Mais prends garde qu'il t'arrive malheur en route ; car ces Rois, à qui Napoléon apprit à vivre, ne se laisseront plus mettre à la porte si facilement, et se tiendront tous serrés comme des hannetons.
Source : Gallica

La mère La France Lettre au journalisme (1831)

Je sais à merveille qu'en parlant religion à vous autres philosophes , c'est s'exposer à vos lazzis, mais vous aurez beau faire, la religion prévaudra toujours sur vos doctrines , et le mépris public montrera sans cesse au doigt celui qui l'aura outragée. Les apostats sont partout livrés à l'infamie : celui qui est traître à son Dieu le sera à son Roi (nous disait l'autre jour notre bon curé ) . Quelle que soit la forme du gouvernement, il faut toujours une religion dans l'État, et jamais l'Etat dans une religion.
Source : Gallica

La mère La France Lettre au journalisme (1831)

Que deviendraient les garanties, les volontés de la Charte? Car, ne t'y trompe pas, chacun veut la Charte , parce qu'elle est le salut de tous, parce que le peuple, comme le souverain, y trouve ses devoirs et ses droits.
En conférant au Roi la puissance executive dans toute son étendue, le droit et la nomination de ses Ministres , elle a voulu que ceux-ci fussent responsables : toutes les voies sont ouvertes pour en faire justice. Le droit de pétition est acquis à tous ; celui de les accuser est acquis à la Chambre
Source : Gallica

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