Résumé

Lettre d'un vieux royaliste électeur à un de ses amis

Il fait bien plus ; il fait aimer son ouvrage à toutes les classés de la nation, en étendant et consolidant, de jour en jour, ces libertés publiques dont il a voulu faire à la fois les bornes et les appuis de son pouvoir ; en commandant l'oubli des discordes et le pardon des offenses ; en identifiant les intérêts du trône avec ceux de la nation. Cette imposante et majestueuse attitude d'un Roi national et populaire, réduit nécessairement à la nullité toute opposition qui ne serait fondée que sur les intérêts particuliers d'une classe.
Source : Gallica

Lettre d'un vieux royaliste électeur à un de ses amis

Vous cédez, je le sais, à un sentiment naturel, à une illusion générale ; l'homme regrette toujours ce qui a charmé sa jeunesse du ce qui lui a été raconté par ses vieux parens ; mais ce qui, chez la plupart de vous , n'est qu'un rêve innocent, devient, aux yeux soupçonneux de la politique, un plan combiné pour reprendre, sur les autres classés, des droits qui leur sont odieux. L'ancienne noblesse doit donc, autant par intérêt que par devoir, proclamer à haute voix l'attachement pour la Charte qui, au fond, anime tous ses membres éclairés.
Source : Gallica

Lettre d'un vieux royaliste électeur à un de ses amis

Tant que les lumières, les richesses et les talens civils ou militaires étaient le partage à peu près exclusif d'une classe , elle formait une aristocratie aussi naturelle que puissante. Les lois qui la déclaraient seule capable de gouverner l'Etat, de dispenser la justice, de conduire les armées, ne faisaient qu'énoncer un fait généralement incontestable. Véritable élite du peuple , seul boulevard de la liberté, la noblesse n'excitait chez les autres classes aucun sentiment, ni d'humiliation, ni de jalousie.
Source : Gallica

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