Résumé

L'Art de bien voter , par Sincère (1884)

De tous les êtres, l'homme est le seul qui change et s'améliore; le progrès de la civilisation l'atteste d'une manière éclatante ; et le sentiment irrésistible de la liberté vivant toujours dans la conscience humaine, le spectacle de l'histoire suffirait à démontrer que l'homme est libre et qu'il se modifie.
Il n'est pas dans la société un seul intérêt, une seule affaire qui mérite plus de sollicitude ni plus de soins que l'éducation.
Hommes et femmes, il importe également au bonheur et à la force de l'Etat, que tous soient des êtres aussi accomplis qu'ils peuvent l'être.
Source : Gallica

L'Art de bien voter , par Sincère (1884)

Dans l'état actuel, les monarques eux-mêmes sont forcés de multiplier leurs yeux, leurs oreilles, leurs mains et leurs pieds, en partageant le pouvoir avec les amis du pouvoir et avec leurs amis personnels.
Si ces agents ne sont pas les amis du monarque, il n'agiront pas suivant ses intentions ; s'ils sont ses amis, ils agiront dans l'intérêt et dans celui de son autorité. Or, l'amitié suppose ressemblance d'égalité, et si le roi admet que ses amis doivent partager sa puissance, il admet en même temps que le pouvoir doit être égal entre égaux.
Source : Gallica

L'Art de bien voter , par Sincère (1884)

C'est un principe excellent de mettre au rang des droits accordés à tous les citoyens, l'élection des magistrats, et l'entrée des tribunaux ; le gouvernement est toujours grand quand il est établi sur ces principes. De cette façon, le pouvoir aux mains des plus honorables, et le peuple ne sent point de jalousie contre les hommes estimables que sa volonté appelle aux affaires.
L'Etat le plus parfait est celui où chaque citoyen peut, grâce aux lois, pratiquer le mieux la vertu, et s'assurer le plus de bonheur.
Source : Gallica

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