Résumé

Portrait de Louis de Carné Louis de Carné La Nationalité bretonne dans l’unité française de 1532 à 1789

La Bretagne, qui n’avait aliéné son indépendance politique que sous des conditions déterminées, n’entendait point mettre sa foi à la suite de celle de la France, car ses croyances religieuses représentaient pour elle la part, la plus précieuse de sa liberté. Sitôt que la mort du frère d’Henri III eut fait du roi de Navarre l’héritier de la couronne, l’émotion y fut donc universelle, et l’on put se sentir à la veille d’une crise conjurée jusqu’alors. Dès ce jour, tout s’organisa pour la lutte, qui fit bientôt après de la Bretagne l’armée de réserve et comme le camp retranché de la ligue.
Source : Wikisource

Portrait de Louis de Carné Louis de Carné La Nationalité bretonne dans l’unité française de 1532 à 1789

En perdant l’espérance de placer une infante sur le trône des rois très chrétiens, Philippe II s’était pris à rêver avec non moins de passion que le duc de Mercoeur le rétablissement de l’indépendance bretonne. À titre d’époux d’Isabelle, fille d’Henri II, petite-fille d’Anne de Bretagne, le roi catholique se posa comme le rival du prince lorrain, dont l’armée opérait avec la sienne.
Source : Wikisource

Portrait de Louis de Carné Louis de Carné La Nationalité bretonne dans l’unité française de 1532 à 1789

Mais si vifs qu’aient été ces conflits, ils n’ont jamais suscité dans la péninsule ni une pensée hostile à l’unité de la monarchie, ni un regret pour la grande œuvre consommée par François Ier. Pour qualifier les embarras de ce mariage réglé par un contrat d’une exécution quasi impossible, je dirai volontiers que la Bretagne et la France furent deux conjoints souvent brouillés pour des questions d’intérêt, mais desquels le devoir et l’affection éloignèrent jusqu’à la pensée du divorce, même aux jours les plus difficiles : un très rapide exposé des faits suffira pour le prouver.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature