Louis de Carné,
La Nationalité bretonne dans l’unité française de 1532 à 1789
“ La Bretagne, qui n’avait aliéné son indépendance politique que sous des conditions déterminées, n’entendait point mettre sa foi à la suite de celle de la France, car ses croyances religieuses représentaient pour elle la part, la plus précieuse de sa liberté. Sitôt que la mort du frère d’Henri III eut fait du roi de Navarre l’héritier de la couronne, l’émotion y fut donc universelle, et l’on put se sentir à la veille d’une crise conjurée jusqu’alors. Dès ce jour, tout s’organisa pour la lutte, qui fit bientôt après de la Bretagne l’armée de réserve et comme le camp retranché de la ligue. ”
