Résumé

Cour royale de Poitiers. Arrêt qui renvoie à la cour d'assises de Niort…

En vain les habitans de la maison veulent s'opposer à l'enlèvement ; les chouans leur mettent le pistolet sur la gorge, et menacent de tuer quiconque sortira ; ils entraînent ainsi Urbaine Davant, qui leur demande grâce en pleurant et se débattant : ils l'emmènent non loin de la maison , et là , malgré ses cris nouveaux , malgré ses supplications, qui sont encore entendues des maisons voisines , ils lui font essuyer le plus grand des outrages , et n'abandonnent la victime qu'après que chacun d'eux, aidé par ses compagnons, a consommé le crime.
Source : Gallica

Cour royale de Poitiers. Arrêt qui renvoie à la cour d'assises de Niort…

Ce déplorable assassinat avait jeté la consternation et l'épouvante dans tout le pays.
La justice s'étant transportée sur les lieux , recueillit comme pièces de conviction une montre d'argent, que, dans leur précipitation à fuir, un des meurtriers avait laissée sur la table , et l'on trouva dans la chambre une baguette de pistolet en fer , ainsi que la balle qui avait traversé le corps d'Oby ; mais aucuns renseignemens ne purent être acquis sur les auteurs de ce crime. Toutes les bouches étaient muettes : qui aurait osé parler alors !
Source : Gallica

Cour royale de Poitiers. Arrêt qui renvoie à la cour d'assises de Niort…

Merlet, Brault et Gorias, qui savaient qu'Urbaine Davant était chez le sieur Arnault, se dirigent en armes vers cette maison; à minuit, ils se font ouvrir la porte d'autorité, et en entrant ils déclarent au sieur Arnault qu'ils savent bien qu'une jeune couturière de Bressuire est chez lui, et ils ajoutent qu'ils la veulent; ce sont les mots dont ils se servent ; en même temps ils profèrent les plus horribles menaces.
Source : Gallica

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