Charles-Étienne Bourgelin Vialart de Saint-Morys

Résumé

Charles-Étienne Bourgelin Vialart de Saint-Morys Réflexions sur l'instruction en assassinat dirigée contre Mme de Saint-Morys… (1819)

Il y a, certes, loin de cet avis, de ce conseil, de cet ordre enfin, si l'on veut, à la complicité d'un homicide. Tout révèle dans la plainte même que M. le duc de Grammont n'avoit garde de rouler une si cruelle pensée: il n'avoit qu'un intérêt, l'honneur de son corps; il ne voyoit qu'un moyen, le moyen d'usage, qui n'est pas la mort, mais le péril bravé les armes à la main. Encore une fois, on peut lui reprocher cette fausse idée; mais la justice ordonne de ne pas aggraver la censure au-delà de ses bornes ; jamais il n'avoit pensé au combat à mort.
Source : Gallica

Charles-Étienne Bourgelin Vialart de Saint-Morys Réflexions sur l'instruction en assassinat dirigée contre Mme de Saint-Morys… (1819)

En effet, on voit qu'aussitôt que je veux poursuivre l'auteur d'une note insultante contre la mémoire de M. de Saint-Morys, le sieur Dufay m'attaque en calomnié. Condamnée en première instance, j'appelle de ce jugement, et annonce l'intention de me défendre moi-même ; aussitôt arrive le prétendu assassinat dont l'on affecte de me croire l'auteur. Je méprise une semblable accusation qui n'est encore qu'un on dit; et, passant outre, je me défends moi-même devant la Cour royale.
Source : Gallica

Charles-Étienne Bourgelin Vialart de Saint-Morys Réflexions sur l'instruction en assassinat dirigée contre Mme de Saint-Morys… (1819)

Enfin, les choses sont poussées au point que ses chefs le suspendent de son service, parce qu'il refuse de frapper un militaire pour le forcer à se battre. Néanmoins, contraint de plier sous l'autorité de ses chefs, il obéit : le sieur Dufay est frappé ; le combat a lieu, et M. de Saint-Morys succombe ! il meurt! et meurt avec le regret que ce soit sans glorre comme sans utilité pour son Roi et sa patrie.
Source : Gallica

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