Résumé

Joseph Rey Mémoire pour Joseph Rey, de Grenoble… (1819)

Alors le crime de l'illégalité est bien plus grave , et ses conséquences plus funestes. C'est dans l'intérêt de la loi, véritable et unique souveraine de tout état bien constitué, que je défends mon système. C'est encore dans l'intérêt du monarque et celui même de ses agens ; car aucun pouvoir n'est solidement établi, s'il ne repose uniquement sur les lois. Si je voulais ici récriminer, ne pourrais-je accuser mes adversaires de violer eux-mêmes le serment de respect aux lois ? Commander l'obéissance à une ordonnance illégale , n'est-ce pas commander la désobéissance à la loi ?
Source : Gallica

Joseph Rey Mémoire pour Joseph Rey, de Grenoble… (1819)

Un régime constitutionnel, ou une monarchie tempérée, ne peut exister sans un système complet de responsabilité de tous les agens du pouvoir. L'inviolabilité même du monarque, ce dogme fondamental d'un tel gouvernement, ne peut avoir de sanction sans cette garantie préalable. C'est l'impunité seule des agens secondaires du pouvoir qui amène la chûte des rois. Leurs vrais ennemis sont leurs agens oppresseurs ou infidèles.
Source : Gallica

Joseph Rey Mémoire pour Joseph Rey, de Grenoble… (1819)

La juridiction souveraine, que se sont attribué les conseils de discipline sur l'admission au tableau, et celle en première instance sur le droit d'exclure , qui leur est attribué par l'article 25 du décret de décembre 1810 , cette double juridiction est en outre absolument contraire à la liberté de la défense. Elle fait dépendre le corps entier des avocats de l'opinion , des passions, des intérêts , des préventions , du simple défaut de caractère d'une faible minorité. Elle peut avoir le résultai le plus absurde.
Source : Gallica

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