Résumé

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Les émeraudes : littérature mêlée (1867)

J'ai tué ta mère, dis-tu?
— On tue les gens avec des paroles comme avec un poignard ! repartit Lucia, en invitant du geste le meurtrier de sa mère à s'éloigner d'elle. Je vous aimais comme mon propre père, dit-elle d'une voix entrecoupée de sanglots, mais je vous maudis maintenant, puisque ma mère vous a maudit.
— J'étais le compagnon d'armes de ton père, reprit Paterno avec froideur; j'étais l'ami de ta mère, et j'ai voulu que tu fusses la femme de mon fils Giacomo.
— Je ne serai jamais la femme d'un brigand ! dit-elle fièrement.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Les émeraudes : littérature mêlée (1867)

Elle montra au poëte une chaise, à sa gauche, d'un geste tout attendri.
— Ah! dit-elle, je n'en puis plus, mon cher Poinset; je suis mourante. On m'épuise, on m'accable. Le théâtre, la cour, les soupirants, les envieux, je ne sais auquel entendre; si cela continue, j'y succomberai. - Vous en vivrez, au contraire, Madame, car tout cela c'est la vie ; vous êtes plus belle et plus tigresse que jamais. C'est à nous de mourir de désespoir, d'amour et de jalousie. — Croyez-vous que je sois si tigresse que cela, Poinset?
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Les émeraudes : littérature mêlée (1867)

Son esprit n'avait pas moins de charmes que sa figure, et si elle passait pour une des plus belles femmes de l'Italie, elle en était aussi la plus savante et la plus adorable, tellement que, « à l'aviser » et à l'ouïr, tout homme, « tant fût grand, bel et riche, » désirait être aimé d'elle.
Louis XII n'était pas, il est vrai, comme Thomassine, un modèle parfait de beauté et de grâces, mais sa physionomie douce et joviale, son sourire avenant, son langage franc et naturel, ses manières « rondes et ouvertes, » lui gagnaient les cœurs, à la première vue.
Source : Gallica

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