M. Sacher-Masoch

Résumé

M. Sacher-Masoch,  Le Haydamak (RDDM)

“ Je fis tout pour ne pas la rencontrer ; je me cachais dans les rochers comme un hibou, je vivais de racines comme un ermite. Grâce à ce régime, j’acquis la force d’âme du brigand. Au village, j’étais un agneau, mais dans les solitudes de la montagne, en voyant les fourmis mettre en pièces l’escargot, le renard étrangler le lièvre, le faucon déchirer les petits oiseaux, j’eus moi-même le cœur d’un loup et la conscience d’un aigle.
De tristes temps survinrent ; mes parens étaient vieux, malades. J’enterrai mon fusil, j’allai travailler, n’importe ! nous ne pouvions payer les impôts.
”
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M. Sacher-Masoch,  Le Haydamak (RDDM)

“ Une fois que Dobosch venait de partir avec ses camarades, elle vit Stéphane serrer les poings et l’entendit crier derrière lui : — Puisses-tu être traîné dans la montagne ; puissent tes membres rester sur les rochers... — C’était un samedi ; elle s’occupait à laver la tête et à peigner les cheveux de Stéphane, immobile comme un saint de bois, comme une souche. Pour le réveiller, elle lui tira les cheveux. Il ne parut pas le sentir. — Ne t’ai-je pas fait mal en t’arrachant les cheveux ?
— Qu’importent les cheveux quand on m’arrache l’âme ?
”
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M. Sacher-Masoch,  Le Haydamak (RDDM)

“ Sur un coup de sifflet bref et léger du haydamak apparut, docile comme un chien, une jolie femme aux pieds nus, au jupon de laine de couleur et à la chemise brodée.
— Nous avons des hôtes, lui dit tranquillement le vieillard.
L’instant d’après, un petit garçon de douze ans environ, dont les beaux yeux faisaient penser à ceux d’un jeune chevreuil, entra non pas timidement selon l’habitude ordinaire des enfans, qui se glissent furtifs le long des murs, mais sans aucune gêne et en nous saluant d’une voix claire. — Où allez-vous donc ? demanda-t-il en baisant la main du prêtre.
”
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