M. Sacher-Masoch, Le Haydamak (RDDM)
“ Je fis tout pour ne pas la rencontrer ; je me cachais dans les rochers comme un hibou, je vivais de racines comme un ermite. Grâce à ce régime, j’acquis la force d’âme du brigand. Au village, j’étais un agneau, mais dans les solitudes de la montagne, en voyant les fourmis mettre en pièces l’escargot, le renard étrangler le lièvre, le faucon déchirer les petits oiseaux, j’eus moi-même le cœur d’un loup et la conscience d’un aigle. De tristes temps survinrent ; mes parens étaient vieux, malades. J’enterrai mon fusil, j’allai travailler, n’importe ! nous ne pouvions payer les impôts. ”
