Chien-loup

Définition et enjeux

Portrait de Jack London Jack London Construire un feu

Mais les poils drus ne protégeaient point les pommettes qui saillaient, ni le nez qui, comme un cap, se projetait en avant, agressif, dans l’air glacé.
Sur les talons de l’homme trottait un chien, un énorme husky du pays, le type de vrai chien-loup, à la robe grise, et dont ni la nature, ni l’aspect ne semblaient guère différer de ceux de son frère, le loup sauvage.
L’animal était déprimé par le froid prodigieux. Il savait que ce n’était pas là un temps pour voyager. Son instinct l’en avertissait plus sûrement que le raisonnement n’avait su le faire pour l’homme.
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Portrait de Alphonse Toussenel Alphonse Toussenel L'esprit des bêtes (1858)

Le loup l'emporte sur le chien par la finesse de l'ouïe, de l'odorat, de la vue, par la vigueur des muscles, par la puissance de la mâchoire, par la mémoire des lieux, par le talent de l'observation, par le génie de la combinaison stratégique. Le chien n'a jamais prétendu lui contester cette supériorité; car il ne se décide qu'avec peine à attaquer le loup, et le plus terrible chien de loup renonce promptement à cette chasse déplaisante pour le moindre coup de dent.
Source : Gallica

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