Jack London,
Construire un feu
“ Mais les poils drus ne protégeaient point les pommettes qui saillaient, ni le nez qui, comme un cap, se projetait en avant, agressif, dans l’air glacé. Sur les talons de l’homme trottait un chien, un énorme husky du pays, le type de vrai chien-loup, à la robe grise, et dont ni la nature, ni l’aspect ne semblaient guère différer de ceux de son frère, le loup sauvage. L’animal était déprimé par le froid prodigieux. Il savait que ce n’était pas là un temps pour voyager. Son instinct l’en avertissait plus sûrement que le raisonnement n’avait su le faire pour l’homme. ”
