Jacques Boisrot de Lacour

Élements biographiques

Jacques Boisrot de Lacour Traité sur l'art de chasser avec le chien courant (1929)

Comme la guerre, la chasse nous fait oublier momentanément la sensibilité naturelle avec laquelle le plus souvent on n'aime point à voir mourir un animal dont la vie n'est pas dangereuse.
Au surplus, le chasseur délicat doit, comme le vainqueur généreux ne jamais souffrir les cruautés inutiles.
Quand le lièvre est prêt d'être pris, on peut crier ou sonner l'hallali, mais il faut prendre garde de ne pas être obligé de s'en dédire.
Le lièvre pris, si l'on a des jeunes chiens, il est bon de le leur laisser fouler. Si l'on ne veut pas le manger, il faut le leur partager.
Source : Gallica

Jacques Boisrot de Lacour Traité sur l'art de chasser avec le chien courant (1929)

Mais, sans porter à ce point un faste qui ne peut être que celui des souverains, de jolis chiens, de beaux chevaux, des équipages élégants, des gens bien mis, le bruit du cor, l'éclat des armes, les haltes, les rendez-vous de chasse, des réunions assorties et gaies, la menée, la discordante mélodie des chiens, leur instinct pour l'attaque, celui de l'animal qui se défend ; tout, dans les dispositions et l'exercice de la chasse, présente à l'homme riche et puissant des jouissances qui peuvent flatter l'amour-propre.
Source : Gallica

Jacques Boisrot de Lacour Traité sur l'art de chasser avec le chien courant (1929)

Le valet de chiens, que j'élève à la dignité de piqueur, pour ceux qui ne peuvent pas en avoir un autre, doit être jeune, vigoureux, aimer ses chiens, se lever matin, suivre toujours la chasse quelque part qu'elle aille, et ne jamais revenir sans ramener avec lui toute sa meute. Il faut qu'il soit intelligent, et qu'il ait la passion de la chasse ; sans quoi il trouverait son métier dur et pénible, tandis qu'avec ce goût, les plus grandes courses ne lui feront aucune peine.
Source : Gallica

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