Résumé

Chien et chat : Mémoires de Capitaine et de Pussy… (1862)

Bientôt après, Pussy trouva qu'il se devait à lui-même de s'avancer et de témoigner de sa présence. Alors, déployant tout à coup sa queue et la tenant élevée comme un étendard, il se mit à se mouvoir en avant et en arrière, filant d'un air doux et affectueux et se frottant à chaque tour contre les jambes de John.
— Bien, Pussy ; dit John, s'arrêtant pour le caresser de la main ; il faudrait peut-être bien des hommes réunis pour me causer une surprise égale à celle que vous m'avez causée, pauvres créatures muettes. Mais entrez! Viens, Capitaine; viens mon garçon ! viens aussi, petit Pussy !
Source : Gallica

Chien et chat : Mémoires de Capitaine et de Pussy… (1862)

La nature elle-même a fait beaucoup pour moi.
Je suis de la race des chiens couchants, d'une
taille qu'un chien de Terre-Neuve n'aurait pas méprisée et d'une beauté qui ferait envie à un épagneul.
Mon poil blanc et brun est frisé, mes oreilles sont tombantes, ma queue touffue, mon nez délicat et découpé, mes yeux foncés sont expressifs et bienveillants; je suis actif, fort, fidèle, doux- et obéissant, et j'ai toujours éprouvé un sentiment d'orgueil et de plaisir à me dire que j'étais un chien tout à fait bien élevé.
Source : Gallica

Chien et chat : Mémoires de Capitaine et de Pussy… (1862)

Alors une bataille royale s'engagea entre le gros chien et moi ; son seul souvenir me fait encore du bien aujourd'hui. Nous étions tous deux arrivés au plus haut degré d'irritation. Pussy, du haut de sa retraite, le dos plus élevé que ses oreilles et la queue enflée comme celle d'un renard, soufflait et crachait sur l'ennemi, et ressemblait assez à un serpent ou à une machine à vapeur. Le mâtin, dressé sur ses pattes de derrière contre la palissade,
aboyait et hurlait de rage, courait de tous côtés, et venait s'y heurter à chaque nouveau tour.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature