Paul de Molènes, Revue des Deux Mondes
“ Ce matin, il fait beau en nous, nos pensées jouent à la surface de notre cœur dans la tiède lumière d’un calme soleil ; ce soir, tout notre être n’est plus qu’une région d’orages et de ténèbres. D’où viennent l’ombre qui nous envahit et les souffles qui nous bouleversent ? Je ne l’ai jamais su. Un jour donc, je fus jaloux de la Cornélia. L’idée me vint, en la pressant sur mon cœur, que je ne tenais pas précisément entre mes bras une créature virginale. J’avais oublié pendant quelques jours tout ce que j’avais appris par moi-même et tout ce qu’André Mévil m’avait dit. ”
