Fortuné Louis Méaulle,
Perdus dans la grande ville
(1891)
“ Kerven essaya de sourire. Yvon continua : « C'est qu'il se fait, vois-tu, dans certains endroits de la grève, et cela quand la mer commence à monter, un singulier travail; des ruisseaux souterrains forment des fondrières qui ne sont pas sans danger. Un homme peut disparaître tout entier dans ces sables mouvants, et qui sait si, à cette heure, nous ne marchons pas sur la tombe d'un voyageur à tout jamais englouti? — Ce sont des histoires, s'écria Kerven, les vieillards parlent de cela à la veillée; mais je sais bien qu'il n'y a pas un mot de vrai ! » ”
