Guy-Péron, Les derniers invalides : mémoires… (1904)
“ Ah! c'est alors, en voyant tous ces maux dont nous avions à souffrir en plus de la honte de la défaite, c'est alors que je reconnus combien nous avions été injustes et cruels envers les Arabes et les Kabyles, les Mexicains et les Chinois, lorsque nous allions chez eux faire la guerre, allumer des incendies, semer la dévastation et la mort, parce que nous étions les plus forts, les vainqueurs! Car, voyez-vous, monsieur, c'est dans la défaite et quand on est les vaincus qu'on se fait une idée exacte de la justice et qu'on estime que tout le monde y a droit et que la force ne prouve rien. ”
