Résumé

Portrait de Frédéric Japy Frédéric Japy Lettres d'un soldat [Général F. Japy… (1910)

Puebla s'est rendu ce matin. Ce ne sont ni nos boulets, ni nos balles, ni nos tranchées, ni notre courage, ni notre énergie (je pourrais continuer pendant toute la page) qui ont forcé cette ville à se rendre. C'est la faim, la triste faim. J'ai vu ce matin défiler quatre mille prisonniers ; nos soldats leur donnaient ce qu'ils pouvaient, du biscuit, du pain, des fruits, de l'argent ; si tu les avais vus se précipiter là-dessus, c'était hideux. Pauvres gens ! Enfin nous voilà avec quatre mille hommes et plus à nourrir, outre notre armée.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Japy Frédéric Japy Lettres d'un soldat [Général F. Japy… (1910)

La ville est dans un coin de l'oasis. L'ancienne cité romaine était au moins cent fois plus grande que la ville actuelle, et l'emplacement que nous occupons, nous et les Arabes, n'est probablement que l'ancienne citadelle, ou le dernier réduit dans lequel les Romains se sont défendus contre les Vandales.
Nous appelons l'oasis, les jardins de Tébessa. Partout des figuiers, des noyers, des grenadiers, des abricotiers, des pêchers, quelques pruniers, enfin toute la splendeur de la végétation d'Afrique, appliquée aux arbres qui viennent en Europe.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Japy Frédéric Japy Lettres d'un soldat [Général F. Japy… (1910)

Tant il est vrai, qu'on se rassasie bien vite de toute cette belle nature et que l'on finit toujours par mieux aimer les légumes.
Il n'y a qu'une chose ici qui continue à me frapper vivement : c'est la ligne de démarcation si tranchée qui existe entre la fertilité de l'oasis et l'aridité de la plaine. Entre les tons verts des jardins, et la couleur rouge fauve que le feu du soleil a donnée à la plaine en la brûlant, enfin entre la vie et le néant voici un jardin enchanteur, puis on fait 10 lieues sans rencontrer un arbre, une feuille, ni un brin d'herbe, ni un ruisseau !
Source : Gallica

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