Résumé

R. de La Ville Souvenirs et campagnes, par R. de La Ville… (1908)

Le colonel Clinchamp avait été nommé général ; notre nouveau colonel s'appelait Carteret-Trécourt : il avait été chef de bataillon au régiment. C'était le colonel idéal : sang-froid imperturbable, égalité d'humeur, bonté, bienveillance, aménité, indulgence, le tout allié à une fermeté éclairée et une énergie à toute épreuve. Il avait toutes les qualités du vrai chef et de l'homme de coeur. Aussi son commandement était-il des plus faciles, chacun s'évertuant
à lui éviter le moindre souci, et lui obéissant au doigt et à l'oeil.
Source : Gallica

R. de La Ville Souvenirs et campagnes, par R. de La Ville… (1908)

Il me demanda de quel corps je sortais ; quand je lui eu nommé les zouaves, il s'esclaffa, en s'écriant : « Un zouave intendant ! » Un chef ne devrait jamais oublier que ce qu'on pardonne le moins, c'est le froissement d'amour-propre, et que la morgue et l'impertinence tuent le respect et le dévouement.
Il fut remplacé par le général Wolff, qui avait passé de nombreuses années dans les bureaux arabes ; il y avait puisé des allures
autoritaires, cassantes, méfiantes et louvoyantes.
Source : Gallica

R. de La Ville Souvenirs et campagnes, par R. de La Ville… (1908)

Rien n'est plus vrai. Furieux de notre retraite, comme nous aussi, on eut dit qu'il avait des ailes ; il franchit d'un bond la barricade, et arriva le premier sur les Autrichiens. Très attaché à lui, je le suivais de près, avec tous les hommes restés valides ; nous arrivâmes comme une trombe sur les Autrichiens qui eurent bien vite dégringolé les talus ou furent tués. Les Grenadiers en faisaient autant de leur côté. Du même élan nous les poursuivîmes, suivis par deux bataillons, le
troisième nyant suivi le 8e bataillon de chasseurs sur la rive droite.
Source : Gallica

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