Frédéric Japy,
Lettres d'un soldat [Général F. Japy…
(1910)
“ Puebla s'est rendu ce matin. Ce ne sont ni nos boulets, ni nos balles, ni nos tranchées, ni notre courage, ni notre énergie (je pourrais continuer pendant toute la page) qui ont forcé cette ville à se rendre. C'est la faim, la triste faim. J'ai vu ce matin défiler quatre mille prisonniers ; nos soldats leur donnaient ce qu'ils pouvaient, du biscuit, du pain, des fruits, de l'argent ; si tu les avais vus se précipiter là-dessus, c'était hideux. Pauvres gens ! Enfin nous voilà avec quatre mille hommes et plus à nourrir, outre notre armée. ”

