Jules-Alfred-Joachim Bochet

Élements biographiques

Jules-Alfred-Joachim Bochet Journal d'un officier de chasseurs à pied… (1894)

Tu oublies, cher frère, que c'est en Crimée que je l'ai reçu, ce baptême, aux avant-postes où j'ai certes entendu plus de balles, de boulets, de bombes et d'obus que je n'en ai encore entendu au Mexique. Remarque que je ne dis pas que je n'en entendrai. Seulement, c'est à Cerro-Gardo que j'ai marché pour la première fois à l'ennemi et que je me suis élancé, à la tête de mes hommes, pour enlever une position. Au moment où l'on m'a commandé de marcher en avant, j'ai eu un instant d'émotion, mais un seul instant : puis, je n'y pensai plus. Je crois que ce sera toutes les fois comme cela.
Source : Gallica

Jules-Alfred-Joachim Bochet Journal d'un officier de chasseurs à pied… (1894)

Le restant du bataillon et nos bagages nous rejoignirent le surlendemain, et nous partîmes tous ensemble le jour suivant, n'ayant heureusement campé que deux jours et demi dans cet affreux endroit. Quand je dis affreux, c'est que tous ceux qui l'habitent ont la fièvre et des mines de citron, car la végétation y est magnifique ! Le chemin de fer n'allant pas plus loin que Téjéria, c'est sur nos jambes que nous allâmes à Santa-Fé, qui était le lieu de rendez-vous de la brigade de Bertier.
Source : Gallica

Jules-Alfred-Joachim Bochet Journal d'un officier de chasseurs à pied… (1894)

Mais une fois l'armée entre Orizaba et Paso del Macho, rien n'empêche que nous passions devant les autres, si nous sommes désignés pour embarquer avant eux.
Nous sommes aussi bien que possible à San Andres, pour attendre cet embarquement tant désiré.
Notre vie ne peut plus être au Mexique que très monotone. Je suis très heureux de me trouver loin de tous ceux que j'ai pu connaître dans ce pays, pour ne pas entendre leurs plaintes et être témoin de leur consternation.
Source : Gallica

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