Résumé

Félix Maynard Souvenirs d'un zouave devant Sébastopol… (1855)

La prise de Malakoff et l'évacuation du sud de Sébastopol ne les contentaient déjà plus ; — selon eux, l'armée russe au grand complet avait mordu la poussière, et de Pérécop à Balaklava, d'Eupatoria à Kertch, du nord au sud et de l'est à l'ouest, la Crimée, ce joyau le plus brillant de tous les joyaux de la couronne des czars, la Crimée entière nous appartenait comme l'Algérie nous appartient.
Source : Gallica

Félix Maynard Souvenirs d'un zouave devant Sébastopol… (1855)

Le colonel des zouaves, déjà blessé à la tête, n'eut pas besoin de nous crier, à moi et à mon camarade Fritcher : Clairons, sonnez la charge 1 — Nous avions déjà le cuivre aux lèvres, et notre bataillon de garde, lui aussi, eut si peu besoin de nous entendre, que même avant la sonnerie, et comme si chaque homme l'eût instinctivement devinée et entendue sans qu'elle retentît, notre bataillon de garde bondit baïonnette en avant sur les talus d'où partait la mort.
Source : Gallica

Félix Maynard Souvenirs d'un zouave devant Sébastopol… (1855)

Aux Russes, il manquait ces bottes que vous savez, et le petit sachet de cuir qui renferme leur argent, et qu'ils portent à la jarretière; aux Français manquait aussi le Mahomet, le coffre-fort pendu au cou, et flottant sur la poitrine; — manquaient encore, les montres et les bijoux, et, profanation ! de quelque étoile de bazar sans doute, ceux dont les vêtements n'étaient endommagés ni par l'usage, ni par la lutte, nous les retrouvions ceux-là, tout nus, et seulement revêtus d'une couche de sang.
Le pillage des morts ennemis a quelque chose de barbare, d'odieux et de sacrilège
Source : Gallica

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