Félix Maynard

Élements biographiques

Félix Maynard Précis de la guerre d'Orient : suivi de la Prise de Sébastopol (1855)

Ces paroles prophétiques du grand écrivain, que la France regrette comme la plus grande gloire littéraire des temps modernes, viennent de recevoir leur accomplissement, non pas sur le bord du Rhin, mais sur les bords du Danube.
La Russie, fidèle à sa politique ténébreuse, à son ambition envahissante, a voulu tenter, sous un vain prétexte d'orthodoxie, de s'emparer de la Turquie, afin de mettre le reste de l'Europe sous sa domination et le rendre tributaire des nombreux États dont elle a agrandi son vaste
empire par des moyens qui notaient ni glorieux ni honorables pour elle.
Source : Gallica

Félix Maynard Souvenirs d'un zouave devant Sébastopol… (1855)

Aux Russes, il manquait ces bottes que vous savez, et le petit sachet de cuir qui renferme leur argent, et qu'ils portent à la jarretière; aux Français manquait aussi le Mahomet, le coffre-fort pendu au cou, et flottant sur la poitrine; — manquaient encore, les montres et les bijoux, et, profanation ! de quelque étoile de bazar sans doute, ceux dont les vêtements n'étaient endommagés ni par l'usage, ni par la lutte, nous les retrouvions ceux-là, tout nus, et seulement revêtus d'une couche de sang.
Le pillage des morts ennemis a quelque chose de barbare, d'odieux et de sacrilège
Source : Gallica

Félix Maynard Souvenirs d'un zouave devant Sébastopol… (1855)

La prise de Malakoff et l'évacuation du sud de Sébastopol ne les contentaient déjà plus ; — selon eux, l'armée russe au grand complet avait mordu la poussière, et de Pérécop à Balaklava, d'Eupatoria à Kertch, du nord au sud et de l'est à l'ouest, la Crimée, ce joyau le plus brillant de tous les joyaux de la couronne des czars, la Crimée entière nous appartenait comme l'Algérie nous appartient.
Source : Gallica

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