Paul de Molènes, Les caprices d'un régulier ; Les souffrances d'un houzard… (1863)
“ En vérité, mon bien-aimé, vous parlez comme un poëte allemand... RAOUL. Que voulez-vous, c'est que j'ai une double nature. Ma mère était une fille de l'Allemagne, mon père l'avait épousée pendant l'émigration. Le marquis de Paveran, c'était la gaieté française ; la marquise, c'était la songerie germanique. Quant à moi, j'ai hérité de l'un et de l'autre. Mon esprit m'a toujours fait songer à ces temps de printemps qui font dire aux paysans et aux troupiers: « Voilà le diable qui marie sa fille et qui bat sa femme. » Le soleil y rit d'un côté, et, de l'autre, des nuées y versent des larmes. ”
