Résumé

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Le fils d'adoption, ou Amour et coquetterie… (1803)

Nos sentimens même ne sont-ils pas passagers ? L'amitié la plus intime , l'amour le plus ardent , passent aussi ; ils passent malgré nous, malgré le cœur qui voudrait les retenir. Mes sentimens ne sont pas en ma puissance , ils sont les enfans des sens, ils périssent comme leurs peres ; mais la vertu peut nous rester, elle dépend de la volonté de l'homme , c'est Dieu qui l'a placée dans notre ame , elle est le gage de notre immortalité.
— Adolphe. Qu'as-tu donc, cher Wilhelm, tes yeux sont animés d'un , feu singulier , et remplis de larmes ?
Source : Gallica

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Le fils d'adoption, ou Amour et coquetterie… (1803)

Je pleure sans doute, mon cœur est plein d'une émotion, d'un sentiment extraordinaire. Nous allons nous séparer, Adolphe, le tems et l'absence vont s'établir entre nous je t'ai aimé ? je t'aime encore, je voudrais pouvoir te jurer que je t'aimerai toujours , mais je sais qu'il n'est pas au pouvoir de l'homme de tenir ce serment. J'ai l'espoir que ton amitié sera la récompense de ma vie ; mais qui sait si cet espoir sera réalisé.
Source : Gallica

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Le fils d'adoption, ou Amour et coquetterie… (1803)

Je meurs avec joie parceque j'espère avoir laissé à mon Antonie tous les moyens d'éviter un sort pareil au mien.
Tu auras besoin de tout ton courage, ma chère enfant, promets-moi, juremoi de l'employer à te défendre contre la tyranie de ton pere et a ne pas devenir comme moi une malheureuse esclave ; jure - moi de ne jamais épouser ton cousin, et de ne donner ton coeur et ta main, que lorsque
tu seras sûre d'être aimée, de l'être pour toi seule , et assez pour obtenir tous les sacrifices que tu pourrais exiger.
Source : Gallica

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