Gustave Haller

Élements biographiques

Portrait de Gustave Haller Gustave Haller Vertu (1876)

Camille aussi souffrira. La souffrance est-elle donc une loi, une condamnation inévitable dans la vie?
Dieu donne-t-il de moins en bonheur ce qu'il donne de plus en bien-être, en satisfactions d'orgueil, en fortune et en beauté? Si cela est, qu'il soit donc béni pour la part qu'il m'a faite ! Et, pensant à Camille, elle se sentit le cœur ému de pitié.
Tout en réfléchissant, elle s'était engagée dans une allée presque sombre. Le cours de ses réflexions fut interrompu par l'arrivée de Trimmin, qui, poursuivi par mademoiselle Delmase, s'enfuyait dans l'allée où se trouvait la gouvernante.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Haller Gustave Haller Vertu (1876)

Tant que nous aurons des yeux pour voir, un cœur pour sentir, nous aimerons avec les yeux et le cœur, voyez-vous; jamais avec l'esprit, l'âme, comme vous dites.
— Mais, répondit Sternina se rappelant les paroles de James, l'amour qui ne vient pas de l'esprit est un mauvais amour.
— C'est tout ce qu'il vous plaira. C'est la voix de la nature, la seule vraie. Qu'est-ce que le reste? Le résultat d'une éducation plus ou moins tourmentée. A force de rêver, il y a des gens qui s'imaginent que l'amour ne doit jamais descendre des nuages.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Haller Gustave Haller Vertu (1876)

C'est une autre chose. Tu oublieras James, toi ! Mais, moi, je n'ai pas oublié.
C'est encore un châtiment ! Quand on a commis une faute, on n'oublie pas ! La faute macule notre âme d'une tache indélébile. C'est comme une sorte de mariage infernal. Le souvenir qu'on ne peut chasser est un remords de plus.
— Tu m'as bien sauvée ! Une dernière question. James aime Sternina; mais il ne se croit pas aimé d'elle. Un autre occuperait-il l'esprit de cette jeune fille ?
— Cela se peut, dit madame Delmase, qui ne put maîtriser un mouvement de joie.
Source : Gallica

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