Marie-Louise Gagneur,
Les Forçats du mariage
(1869)
“ Mais Robert, dans un élan de passion, la saisit, l’enlaça. Juliette, surprise, ploya, poussa un cri sourd. — Laissez-moi, dit-elle. — Non, car tu m’aimes aussi. — Je ne vous aime pas. Je ne veux pas vous aimer. — Enfant ! tu ne veux pas. Est-ce que tu peux résister à cet amour ? Un aimant plus fort que notre volonté nous attire l’un vers l’autre. — Non, non, répétait-elle frémissante. — Soyez sincère, Juliette, vous voulez vous venger, n’est-ce pas ? me faire expier le passé, vous assurer de mon amour. Eh bien ! j’attendrai votre pardon. ”

