Marie-Louise Gagneur,
Trois Sœurs rivales
“ Quand Mlle de Charassin eut cessé de parler, il se fit entre nous un moment de silence. Je pensais à ces trois jeunes filles, à ces trois destinées brisées par un indigne amour. La plus malheureuse, me disais-je, n’est-ce point encore Renée, Renée dont l’âme noble et élevée, dont le cœur généreux et tendre, transformés par d’horribles déceptions, répudient l’amour et l’idéal comme une duperie, comme une chimère. Elle, coquette ! J’eus peine à réprimer un triste sourire. La coquetterie et les froids calculs auraient-ils jamais pu s’allier avec sa candeur et sa bonté natives ? ”
