Joseph Pain, Poésies de M. Joseph Pain (1820)
“ Où sont-ils ces rivaux qui disputaient son cœur? Où sont-ils ces amans dont je fus le vainqueur? Ah! ma victoire ici me rend plus misérable; Ils ne connaissaient pas ce bien inestimable, Et moi je n'en ai plus qu'un triste souvenir; Je vis dans le passé ? je n'ai plus d'avenir. Elle a tout emporté quand la mort l'a ravie; Sa mort a pour toujours désenchanté ma vie. L'Espoir, au front brillant, ne me tend plus la main ; Je m'endors aujourd'hui sans désirer demain. Chaque mot, chaque instant, un rien, me la rappelle; Tout emprunte une voix pour m'entretenir d'elle. ”
