Anaïs Bazin

Élements biographiques

Anaïs Bazin,  L'époque sans nom : esquisses de Paris 1830-1833… (1833)

“ Car le bourgeois de Paris respecte sa femme, tout naturellement, par instinct. L'étude la plus savante ne lui aurait appris rien de mieux.
De méchantes langues prétendent qu'elle a été coquette, et que, l'âge plus mûr survenant, elle a pris ses précautions pour ne pas arriver à la vieillesse sans un doux souvenir. Et qu'importe au bourgeois de Paris? si la chose est vraie, il n'en a rien su, sa vie n'a pas été troublée, rien n'a été dérangé dans son ménage, dans ses
habitudes, et il n'a pas cessé un instant de répéter les vieux quolibets du théâtre sur les maris trompés.
”
Source : Gallica

Anaïs Bazin,  Éloge de Lesage, discours qui a obtenu la première mention honorable… (1822)

“ Suivez Gil Blas, partout où le jette l'inconstance de sa fortune, dans toutes ces familles où l'introduit cet état si favorable à l'observation des moeurs, qui voit les hommes sans masque et sans parure, et les comédiens du monde hors de la scène ; partout vous vous retrouvez avec des ridicules qui vous sont connus, des travers dont vous avez souffert peut-être, des faiblesses auxquelles vous avez cédé vous-même. ”
Source : Gallica

Anaïs Bazin,  Les Dernières années de Molière… (1848)

“ Ici se place le doute le plus étrange qui peut-être ait jamais pesé sur l'état civil de la personne la plus obscurément placée dans le monde. Il ne paraît pas contestable qu'elle eût été élevée, surtout depuis quelques années, dans le ménage presque commun où vivaient Molière, Madeleine Béjart, d'autres encore de la même troupe. Une tradition non interrompue durant près de deux siècles, et qui eut même, du vivant de Molière, des résultats publics et cruels, avait reconnu cet enfant pour la fille ou pour une fille de Madeleine Béjart. ”
Source : Gallica

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