Verbiage

Définition et enjeux

Portrait de Ferdinand Lassalle Ferdinand Lassalle,  Capital et travail (1864)

“ Grâce à cette surabondance de paroles, il se peut qu’un homme, même instruit, lise vos discours sans avoir conscience de leur complète absurdité. Ce verbiage, un vrai poison pour l’esprit populaire, endort et affaiblit en même temps la lucidité de pensée du lecteur.
Mais celui qui sait conserver l’autonomie et la précision de sa pensée, même vis-à-vis de votre verbiage, doit véritablement admirer l’absurdité logique, que vous savez concentrer en quelques lignes !
”
Source : Wikisource

François-M. Balisoni,  Delenda est Germania ! "Il faut détruire l'Allemagne… (1884)

“ Méfions-nous donc du verbiage, ne nous laissons pas trop facilement émouvoir, et, quand un homme a parlé devant nous, quand sa parole vive, brillante, est venue à nos oreilles, entourée du cachet libéral, quand après l'avoir entendu nous nous sommes écriés : il parle bien et vrai — pas d'apothéose, de grâce ! — attendons la fin.
Ordinairement chez nous, quand quelqu'un se présente à nos yeux paré des qualités ci-dessus exprimées, c'est un homme classé, posé; un rien, un souffle le portera aux hauts sommets.
”
Source : Gallica

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