Claude Dablon

Résumé

Claude Dablon Le Verger

Il suffisait d’avoir lu attentivement, une fois, l’histoire du jeune homme riche. Mais quel motif Jacques avait-il de penser à soi en lisant la parabole du jeune homme riche ? Il avait, lui, Jacques Richard, moins de raisons que d’autres de demander : « Que dois-je faire pour être parfait ? » et de prétendre à l’héroïsme. Il n’était que le fils médiocre d’une famille bourgeoise ; il était aux prises avec le péché ; et il aimait une jeune fille, et si les zones de pureté s’étaient dilatées en lui depuis quelque temps, il le devait à Louise : n’était-ce pas le signe d’une vocation aussi ?
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Claude Dablon Le Verger

Pendant le trajet de la station à la maison d’Ado, Jacques n’avait pas trouvé un mot. Il aspirait à pleins poumons l’odeur de la montagne, l’attirance des pays nouveaux et la promesse d’aventures insoupçonnées. Encore tout fier de sa révolte, la botte posée à plat sur une pierre, il croyait que le monde lui appartenait.
Les conquêtes de la violence ont peu de durée. Un brin de mil entre les dents, le jeune homme sent remuer au fond de lui un malaise qu’il connaît bien pour l’éprouver chaque fois qu’il laisse, serait-ce pour une nuit, sa chambre du Verger.
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Claude Dablon Le Verger

Il écoutait une jeune fille inconnue de Jacques ; elle se retourna en s’écartant et le jeune homme passa. Où avait-il croisé ce regard ? Un visage d’un ovale assoupli et plein de fraîcheur, des cheveux aux mèches mal retenues sous un étroit bandeau rouge. Les yeux avaient brillé, des yeux châtains, dorés chaudement. Jacques, l’âme grande ouverte sur son émoi, mit le pied dans une flaque d’eau et jeta la brassée de bois à terre.
— On allume, Jacques ?
André, près de lui, tombait de fatigue ; Jacques ne lui répondit pas. Il songeait au moyen de repasser près de Maurice.
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