Anaïs Bazin, L'époque sans nom : esquisses de Paris 1830-1833… (1833)
“ Car le bourgeois de Paris respecte sa femme, tout naturellement, par instinct. L'étude la plus savante ne lui aurait appris rien de mieux. De méchantes langues prétendent qu'elle a été coquette, et que, l'âge plus mûr survenant, elle a pris ses précautions pour ne pas arriver à la vieillesse sans un doux souvenir. Et qu'importe au bourgeois de Paris? si la chose est vraie, il n'en a rien su, sa vie n'a pas été troublée, rien n'a été dérangé dans son ménage, dans ses habitudes, et il n'a pas cessé un instant de répéter les vieux quolibets du théâtre sur les maris trompés. ”
