Résumé

Anaïs Bazin L'époque sans nom : esquisses de Paris 1830-1833… (1833)

Car le bourgeois de Paris respecte sa femme, tout naturellement, par instinct. L'étude la plus savante ne lui aurait appris rien de mieux.
De méchantes langues prétendent qu'elle a été coquette, et que, l'âge plus mûr survenant, elle a pris ses précautions pour ne pas arriver à la vieillesse sans un doux souvenir. Et qu'importe au bourgeois de Paris? si la chose est vraie, il n'en a rien su, sa vie n'a pas été troublée, rien n'a été dérangé dans son ménage, dans ses
habitudes, et il n'a pas cessé un instant de répéter les vieux quolibets du théâtre sur les maris trompés.
Source : Gallica

Anaïs Bazin L'époque sans nom : esquisses de Paris 1830-1833… (1833)

Il suivit les flots de la foule victorieuse, et vint se reposer aux Tuileries. Sur sept gendarmes tués, il en avait à lui seul abattu quarante.
Dès-lors commença l'ère brillante de Mayeux prôné, flagorné, choyé de toute part. Plein des chansons de M. Béranger, il allait porter l'hommage de son triomphe au pied de la colonne, comme à l'autel du Dieu dont il avait intérieurement nourri le culte pendant quinze années : on l'entraîna au Palais-Royal : un républicain essaya de le débaucher en route; car tout le monde voulait avoir Mayeux avec soi.
Source : Gallica

Anaïs Bazin L'époque sans nom : esquisses de Paris 1830-1833… (1833)

Le bruit n'en fut pas moindre,
jusqu'à ce que Malesherbes, qui croyait avoir mis l'ouvrage en sûreté du côté de la cour et du clergé, vit tout à coup arrêter l'effet de sa bienveillance par une poursuite du parlement.
Il nous est resté un souvenir plus touchant de sa magistrature littéraire. Il sut apprivoiser Rousseau, cet écrivain éloquent et malheureux qui se fit un tourment de son génie et comme une persécution de sa gloire. Une fois en sa vie, le citoyen de Genève n'eut pas peur d'un homme en place, et crut presque avoir trouvé un ami.
Source : Gallica

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