Résumé

Augustin Denys Le Palais des Tuileries en 1848… (1869)

La chute d'un souverain, et surtout d'un souverain français, est toujours un grand événement pour toutes les puissances de l'univers. Mais, quand un prince tombe, si l'on examine les causes de sa chute, ne trouve-t-on pas ordinairement que c'est, premièrement, parce qu'il n'a pas suffisamment compris ses devoirs ou ne les a pas remplis avec intelligence et dévouement, avec cet esprit de sacrifice exigé d'un souverain? Deuxièmement, n'est-ce pas parce qu'il n'a pas été secondé par ceux qu'il avait appelés pour l'aider à porter l'immense fardeau du gouvernement d'un peuple?
Source : Gallica

Augustin Denys Le Palais des Tuileries en 1848… (1869)

Alors même qu'elle ne cherche qu'à réformer des abus chez elle, qu'à étouffer des usurpations ou à abolir d'odieux privilèges, partout elle éveille aussitôt des craintes, de la défiance, des inquiétudes, de l'agitation, des troubles, à bien plus forte raison quand on ne peut douter qu'elle ne se soulève et ne prenne les armes que pour renverser son gouvernement. Exposer la France à une révolution, c'est donc troubler le repos du monde, la paix des nations, et y faire éclater les milliers de cratères d'une conflagration générale qui doit les embraser.
Source : Gallica

Augustin Denys Le Palais des Tuileries en 1848… (1869)

Que de victimes a faites cette exagération des esprits! Chaque peuple possède plus ou moins de ces sanglants souvenirs.
Les places des palais sont plus d'une fois devenues des places de supplices. La licence l'emporte même quelquefois sur le respect habituel qui protège les autels et la tombe des morts. L'humble tapis de verdure qui recouvre des cendres inconnues souvent offre aux restes mortels d'hommes dont personne ne parle un abri plus assuré que des pyramides et des mausolées scellés sur la dépouille des grands du monde, comme pour défier l'éternité.
Source : Gallica

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