Colomban René François Jos. Le Fèvre de Verville

Élements biographiques

Colomban René François Jos. Le Fèvre de Verville Notice sur l'Alsace et la Lorraine… (1870)

Parmi les villes qui nous seraient ainsi ravies, il y aurait sept places fortes, dont Metz et Strasbourg, qui sont de première classe, et seraient tournées contre nous.
En Alsace, nous serions dépouillés de notre splendide industrie du Haut-Rhin, dont Mulhouse est le foyer.
En Lorraine, nous perdrions la majeure partie de nos hauts-fourneaux français, et de notre fabrication métallurgique.
Non, la France ne subira jamais une aussi monstrueuse mutilation, et jusqu'à son dernier souffle elle luttera pour la combattre.
Source : Gallica

Colomban René François Jos. Le Fèvre de Verville Notice sur l'Alsace et la Lorraine… (1870)

Leur courage héroïque et leurs souffrances dans Strasbourg, dans Phalsbourg, dans Toul, dans Bitsche et dans Metz, bombardés, dévastés, expriment un éclatant défi de leur civisme français.
La France a pour elle ses immenses ressources, sa valeur et son patriotisme innés, qu'un gouvernement inepte a dénaturés depuis vingt-deux ans, mais qui reviendront bientôt à la vie, à l'énergie.
Que le roi de Prusse ne s'abuse pas ! la France renaît vite de ses catastrophes
Source : Gallica

Colomban René François Jos. Le Fèvre de Verville Notice sur l'Alsace et la Lorraine… (1870)

Il est vrai qu'à mesure des triomphes de guerre que lui ont si bien facilités l'ineptie et la suffisance napoléoniennes, la Prusse exprime sa convoitise moins au nom de droits mensongers qu'au nom de ceux de la victoire. Mais le danger pour nous reste le même ; il importe que tous, nous sachions bien la gravité de la mutilation qui menace la France, et la violence que subiraient deux de ses provinces, dont le patriotisme déjà si connu va grandissant encore en raison du péril.
Source : Gallica

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