Résumé

Portrait de Hippolyte Babou Hippolyte Babou,  Les païens innocents (Nouvelle édition… (1878)

“ Je vous entends parfaitement, je ne suis pas sourd, répondit Bonsoir avec une quiétude admirable. Moi aussi, j'ai craint longtemps pour cette chère Gloriette ; mais c'est que je n'avais pas réfléchi. Je ne sais pas pourquoi je lui demandais, tout à l'heure, si elle ne pensait pas à se marier. Elle n'est faite pour personne ici-bas, pas plus pour le Drac que pour moi. La Gloriette a besoin, pour vivre, d'air et de liberté. Si le Drac veut la violenter, elle déploiera ses petites ailes, et, ma foi ! plus de Gloriette ! ”
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Babou Hippolyte Babou,  Les païens innocents (Nouvelle édition… (1878)

“ Dès que j'ai vu mon cousin Richardis...
— Est-ce que j'ai des cousins, moi? s'écria la Glorietle.
— Prends garde ! reprit Annette. Te voilà bonne à marier ; ton heure est venue. Si tu la laisses passer, sais-tu ce qu'on dira ? La Glorielte a de bonnes raisons pour n'aimer personne ; elle est la fiancée du Drac.
— Le Drac, oui, le Drac, c'est lui qui te menace, ma chère enfant ! s'écria la Gabrielle ; songe que tu es entrée aujourd'hui dans ta seizième année. Si tu savais, mon Dieu ! tous les malheurs qui peuvent t'arriver. Mais non, il faut espérer que rien de tout cela n'arrivera.
”
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Babou Hippolyte Babou,  Les païens innocents (Nouvelle édition… (1878)

“ « Priez, me disait-il un peu rudement, priez, si vous voulez, mais ne pleurez pas. On ne doit regretter que les gens de bien. » Si je l'avais écouté, je serais déjà remariée.
Mion était émue ; ses lèvres tremblaient, et par je ne sais quelle impression enfantine, je me sentais moi-même remué jusqu'au fond du coeur; j'étais prêt à pleurer avec elle ce pauvre Ramel mort sans confession. La voix de Mion, attendrie ou joyeuse, avait pour moi un tel charme que je n'avais pas encore
pensé à lui demander des nouvelles de Pierre.
”
Source : Gallica

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