Hippolyte Babou,
Les païens innocents (Nouvelle édition…
(1878)
“ Dès que j'ai vu mon cousin Richardis... — Est-ce que j'ai des cousins, moi? s'écria la Glorietle. — Prends garde ! reprit Annette. Te voilà bonne à marier ; ton heure est venue. Si tu la laisses passer, sais-tu ce qu'on dira ? La Glorielte a de bonnes raisons pour n'aimer personne ; elle est la fiancée du Drac. — Le Drac, oui, le Drac, c'est lui qui te menace, ma chère enfant ! s'écria la Gabrielle ; songe que tu es entrée aujourd'hui dans ta seizième année. Si tu savais, mon Dieu ! tous les malheurs qui peuvent t'arriver. Mais non, il faut espérer que rien de tout cela n'arrivera. ”

