René Bazin,
Le Blé qui lève
(1911)
“ Elle n'était pas riche ; elle avait pour père un alcoolique ; on savait qu'elle avait plus de goût pour la toilette que pour le travail ; mais, quand elle avait passé sur la place, le dimanche, habillée comme une dame, les cheveux relevés, les yeux brillants tout cerclés d'ombre et les lèvres ouvertes, laissant voir ses dents blanches, tous les jeunes gens du bourg disaient en riant : « Est-ce toi, Baptiste ? Est-ce toi, Jean ? Est-ce toi, François ? » ”
