René Bazin,
Les Oberlé ([15e édition])
(1901)
“ Madame Oberlé se détourna ; assise tout près de la fenêtre, elle appuya le front contre les vitres où, enfant, elle avait vu le grésil et la glace en fougère, et le soleil, et la pluie, et l'air qui tremble l'été, et tout le pays d'Alsace. « Odile Bastian 1 Odile ! » répétait la pauvre femme. Le visage clair, le sourire, les robes de la jeune fille, le coin d'Alsheim où elle vivait, tout un poème de beauté, de santé morale, se levait dans l'esprit de la mère, et elle s'y attachait, avec effort et jalousement, afin d'oublier pour quelles autres amours elle était venue. ”
