L'offrande : aux alsaciens et aux lorrains (1873)
“ L'humanité possède une double puissance. L'esprit qui sait du sort calculer les retours Et l'amour qui vainc tout, se souvenant toujours. Ainsi, nobles tronçons de ma fière Patrie, Lorraine, Alsace, vous que le glaive en furie, Seul, a pu détacher, ayez moins de douleur De votre triste état! il vous reste du coeur, Et, dans le coeur, assez de sang, de flamme pure, Pour supporter le mal de l'atroce coupure. Laissez marcher le temps ; sous le poing des plus forts, En frémissant, laissez se courber vos deux corps, Le destin est changeant. ”
