Résumé

Les Droits de la France sur l'Alsace et la Lorraine… (1871)

La France a donc, à tous les égards, le droit de conserver l'Alsace, où les Prussiens sont abhorrés.
Dans un jour de facétie, M. de Bismarck a osé dire : « Strasbourg est la clef de notre maison, » et toute l'Allemagne a répété ce quolibet insignifiant, ou, pour mieux dire, cette plaisanterie astucieuse. Est-ce qu'une ville située au delà de vos frontières, séparée de vous par un fleuve, peut être la clef de votre maison? C'est la clef de la maison d'autrui, que vous voulez dire. Vous tenez beaucoup, du reste, à vous glisser dans les demeures étrangères, et l'on sait le rôle que vous y jouez.
Source : Gallica

Les Droits de la France sur l'Alsace et la Lorraine… (1871)

Si l'esprit de l'homme survit à la dissolution de ses organes, s'il y a en nous un élément impérissable, de quelle horreur doit être saisie son âme si pure et si magnanime, en voyant qu'on réclame comme une province germanique le pays où elle est née, qu'on saccage sous ce vain prétexte la France d'où elle a chassé d'autres envahisseurs, qu'on masque, pour tromper l'Europe, le bûcher qui a dévoré sa jeunesse, l'autel glorieux et terrible sanctifié par ses dernières larmes, par son agonie et son sacrifice?
Source : Gallica

Les Droits de la France sur l'Alsace et la Lorraine… (1871)

Le mensonge prime la vérité. Or, si l'on a pu dire, avec toute justice, que la guerre de Trente Ans, cette guerre essentiellement tudesque, avait élargi le domaine du crime, on peut dire avec autant de raison que les pamphlétaires et journalistes d'outre-Rhin ont agrandi le domaine de l'imposture. Avec les procédés barbares que la Prusse emploie contre la France, qui l'a aidée à se constituer en 1866, toute la civilisation européenne doit s'abîmer dans un sanglant chaos, sur lequel planeront les furies de la haine, du meurtre, de la vengeance, de la trahison, de la rancune et du désespoir
Source : Gallica

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