Résumé

Portrait de Heinrich von Sybel Heinrich von Sybel Les Droits de l'Allemagne sur l'Alsace et la Lorraine… (1871)

Qui peut jeter la pierre à la France ?
Soit, je n'y veux rien trouver à redire. L'unification des grandes nations européennes était une nécessité historique ; les révolutions, dans l'histoire universelle, ne se font guère à l'eau de rose, mais plutôt par le feu et par le sang. Mais une chose m'étonne de la part de M. Michiels , qui est si perspicace. A ses yeux l'évolution historique est limitée à l'Angleterre , au Portugal , à l'Espagne et à la France. Et tout à coup ce qui pour ces pays était légitime et nécessaire, devient crime pour l'Allemagne et sans doute aussi pour l'Italie.
Source : Gallica

Portrait de Heinrich von Sybel Heinrich von Sybel Les Droits de l'Allemagne sur l'Alsace et la Lorraine… (1871)

Quel écolier, je ne dis pas seulement en Allemagne, mais, j'aime du moins à le croire, même en France, prendra au sérieux un historien qui met la mort de Turenne dans la guerre de trente ans (1) et qui croit que Strasbourg fut cédée à la France à la paix de Westphalie? Et quel homme instruit daignera prouver à M. Michiels que la Lorraine a été, sans contradiction aucune, partie intégrante du Saint-Empire pendant huit siècles ?
Source : Gallica

Portrait de Heinrich von Sybel Heinrich von Sybel Les Droits de l'Allemagne sur l'Alsace et la Lorraine… (1871)

On respecte en Allemagne comme en France les mérites et le génie militaire de Turenne, mais nous nous mépriserions nous-mêmes si nous pouvions oublier un instant que ses succès ont été remportés aux dépens de notre pays et que c'est à lui que nous devons d'avoir perdu l'Alsace. Si la France célèbre à juste titre le héros dont la bonne lame a chassé d'Alsace le grandélecteur, elle ne peut pas s'étonner qu'aujourd'hui un autre marquis de Brandebourg reprenne d'un bras plus fort l'oeuvre de son aïeul et rapporte à l'Allemagne la province allemande.
Source : Gallica

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