Résumé

Jean-Baptiste Ravold Français et Allemands aux Etats-Unis d'Amérique… (1883)

Ah! qui m'aurait dit, il y a dix-neuf ans, quand j'ai quitté ma chère Alsace et que partout on criait: l'Empire c'est la paix, c'est la gloire! qui m'aurait dit que pour rester Français, et devenu vieillard à cheveux blancs, je me verrais contraint de souscrire un acte spécial, et cela grâce aux folies de la Monarchie, de l'Empire. Ah! maudits, mille fois maudits soient la Monarchie et l'Empire !
Nous vous apportons, M. le Consul, ce cher et vénéré emblême de la France adorée comme un témoignage de notre attachement à la Mère-Patrie.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Ravold Français et Allemands aux Etats-Unis d'Amérique… (1883)

Il a détruit les soldats de la Patrie ;
En les livrant à l'ennemi, sans défense, ils ont été condamnés à périr ;
Chaque famille est en deuil ;
La France gémit; la Patrie est frappée de stupeur ; Jamais on ne vit de plus grands désastres !
Tels furent les fruits du despotisme.
La déchéance de Napoléon est un acte de justice nationale :
Elle sépare le peuple de l'Empire ;
Elle réconcilie la France et l'Amérique.
A l'Empire qui n'inspirait aux peuples que la terreur ou la haine, succède la République qui leur inspire la concorde, la paix, la fraternité universelles
Source : Gallica

Jean-Baptiste Ravold Français et Allemands aux Etats-Unis d'Amérique… (1883)

« Quand les Prussiens, dit le Messager du 22 août, ont sommé Strasbourg de se rendre, le peuple de cette ville héroïque a répondu : JAMAIS !
JAMAIS ! voilà le mot qui doit retentir maintenant dans toute la France. Jamais ! voilà la parole sublime que les Parisiens doivent répéter, s'ils ont autant de coeur que leurs frères d'Alsace.
Non, Paris ne se rendra pas ; non, la France ne capitulera jamais ; la France n'entamera pas de négociations tant qu'un soldat prussien foulera son territoire... »
Source : Gallica

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