Résumé

Louis Thurmann La juive ou L'Alsace au XIVe siècle… (1824)

Le châtelain se demande s'il continuera sa course : Joanna songe au moyen d'éviter le cruel qui la poursuit. Elle s'éloigne : mais ses jambes fatiguées ne peuvent plus la soutenir. La douleur de sa chute se fait sentir dans tous ses membres, elle reste immobile, et ses lèvres ont a peine la force de bégayer le nom de Jéhova qu'elle appelle à son secours Jean frémit de plaisir en la voyant si près de lui ; la passion se réveille en son âme avec toute sa magie; son corps tressaille , son coeur bondit : le voilà qui aborde la pauvre fugitive.
Source : Gallica

Louis Thurmann La juive ou L'Alsace au XIVe siècle… (1824)

Elle arrive sur la lisière des forêts de Colmar , dans cette partie agreste et sauvage nommée aujourd'hui Nonewald. Là, tout est triste et inculte, rarement le bûcheron pénètre dans cet asile ténébreux, Des chênes antiques dominent les jeunes arbustes, et ces vieux habitans de l'Alsace secouent leur feuillage centenaire au souffle des vents d'automne.
Joanna, loin des hommes, seule avec la nature , sent son coeur palpiter avec plus de force.
Source : Gallica

Louis Thurmann La juive ou L'Alsace au XIVe siècle… (1824)

Madame, répartit Urgan,
vous avez juré de soutenir une cause sainte et sacrée ; vous ne l'abandonnerez point. Vous avez des ennemis, mais il vous reste des coeurs fidèles : le peuple est à vous ; Ribeaubierre, l'armée innombrable des croisés, vous soutiendront si vous les protégez. Le peu des mécontens qui s'opposent à votre puissance, Sera bientôt dompté. Croyez-moi , madame, le jour n'est plus loin que vous régnerez, maîtresse souveraine d'un grand empire. Ne vous effrayez point d'un revers : les succès couronneront votre générosité et votre courage.
Source : Gallica

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