Jean Printemps

Résumé

Jean Printemps Contes fantaisistes illustrés (1885)

Pensez-vous, respectables Messieurs, pensez-vous qu'un crime qui n'a pas même eu un commencement d'exécution...
Au mot de commencement, le juge Kroff se
leva, et d'un air inspiré : — Non, Messieurs, il n'y a pas de commencement; il n'y en a jamais eu, il n'y en aura jamais ! Commencer, c'est renoncer à marcher en avant, se condamner à l'immobilité. Un commencement est inutile, témoin le mémorable discours qui m'a fait arriver à la gloire et me portera à l'immortalité ! Dieu a-t-il eu un commencement? Non... Le monde a-t-il eu un commencement?
Source : Gallica

Jean Printemps Contes fantaisistes illustrés (1885)

Ses branches mortes semblaient de gigantesques bras, que le bonhomme vit distinctement s'agiter peu à peu, puis plus vite ; et enfin le tronc tout entier dansa dans la nuit une gigue effrenée, — pendant que tous les arbres d'alentour se renvoyaient le rire du meunier avec des intonations infiniment variées.
Le père Mihou était là, au milieu du chemin, bouche béante et si complètement stupéfait que, quoique d'ordinaire batailleur en diable, l'on eût pu lui donner plus de dix chiquenaudes, sans qu'il eût songé à en rendre une !
Source : Gallica

Jean Printemps Contes fantaisistes illustrés (1885)

Le Guer-houp est blanc comme la neige, et court si vite, si vite, qu'on ne peut le voir passer ; il entend le plus léger bruit à plus de deux lieues de distance, et sent de plus loin encore. Seulement, et c'est cela qui permet de le prendre,
il ne voit pas clair, court droit devant lui, et passe toujours par les mêmes endroits... Une fois dans le sac, le Guer-houp se débat comme le diable dans un bénitier; il faut avoir soin de lier vivement l'ouverture, et courir rapidement à la maison, où on le tue en lui enfonçant un clou dans la tête.
Source : Gallica

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