Jean Printemps, Contes fantaisistes illustrés (1885)
“ Pensez-vous, respectables Messieurs, pensez-vous qu'un crime qui n'a pas même eu un commencement d'exécution... Au mot de commencement, le juge Kroff se leva, et d'un air inspiré : — Non, Messieurs, il n'y a pas de commencement; il n'y en a jamais eu, il n'y en aura jamais ! Commencer, c'est renoncer à marcher en avant, se condamner à l'immobilité. Un commencement est inutile, témoin le mémorable discours qui m'a fait arriver à la gloire et me portera à l'immortalité ! Dieu a-t-il eu un commencement? Non... Le monde a-t-il eu un commencement? ”
