Paul Stevens

Résumé

Paul Stevens,  Contes canadiens

“ D’un bond, il se précipita dans l’intérieur du paradis...
— Maintenant, il me faut l’âme de ma femme, insista Richard.
— On te l’a dit, tu ne l’auras pas.
— Ah ! vous ne voulez pas me la donner ?... Eh bien ! vous allez la danser, comme de vrais diables que vous êtes... Et Richard fit mine de prendre son violon.
— Arrête ! Richard ! Arrête !... crièrent ensemble les trois diables ; la voilà, ta femme !... la voilà !...
”
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Paul Stevens,  Contes canadiens

“ Ce que vous me dites là est-il bien sûr ? dit enfin le père Richard en accentuant chaque syllabe et en regardant fixement le mendiant, comme s’il eût voulu lire jusqu’au fond de son cœur.
— Aussi sûr qu’il y a un Dieu dans le ciel et que vous êtes là sur votre banc, père Richard.
— Eh bien ! reprit le bonhomme d’un ton décidé, puisque vous voulez être si bon pour moi, — quoique je ne vous aie jamais vu ni connu, — je souhaite d’avoir un banc sur lequel tous ceux qui viendront s’asseoir ne pourront se lever que par ma volonté.
”
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Paul Stevens,  Contes canadiens

“ Tout ce que je puis vous dire, mes amis, c’est que ce n’est pas si drôle qu’on le pense d’aller voir sa blonde en canot d’écorce, en plein cœur d’hiver, en courant la chasse-galerie ; surtout si vous avez un maudit ivrogne qui se mêle de gouverner. Si vous m’en croyez, vous attendrez à l’été prochain pour aller embrasser vos petits cœurs, sans courir le risque de voyager au profit du diable.
Et Joe, le cook, plongea sa micaouane dans la mélasse bouillante aux reflets dorés, et déclara que la tire était cuite à point, et qu’il n’y avait plus qu’à l’étirer.
”
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